Perles de Kiffa, perles de la Mauritanie

•16 Mai 2011 • 2 commentaires

Kiffa perle de la Mauritanie

Pâte de verre

Née des mains

Des perlières de Kiffa

Bouquet de tendresses colorées

Imitations émouvantes

Des trésors anciens

Au fond du désert

Patience affectueuse

M.F. Delarozière

Perlière est un métier, mais aussi et mieux que cela- un don de Dieu puisque selon la légende le secret des perles fut confié au prophète Soulleïmane. Il reçu le droit de n’en exécuter qu’une seule. Ce fut la perle-mère, la perle-noble.

La perlière fait des perles de verre. Le verre comme, comme le miroir, est une protection contre mauvais œil qu’il «renvoie». Ces perles doivent porter bonheur. Bien que la technique n’évoque que des procédés simples , elle s’incorpore néanmoins à la magie saharienne dès qu’il s’agit d’analyser des matières premières Ainsi selon (J. Gabus), la poudre grise qui du verre pilé «la molaire d’une servante?» c’est à dire un symbole de santé rustique d’une servante, la poudre blanche porterait le nom d’une jeune fille pure, le vert le nom du fiel d’autruche, le jaune celui de la graine de termitière

à Nouakchott les femmes appellent les petites perles jaunes graines fourmilières qui favorise la sociabilité, le bleu devrait apporter la bénédiction du ciel et le rouge serait synonyme de corail, l’ocre porte le nom de la terre utilisée en poterie et en enduit à Oualata, quant au violet, il porte le nom de tourterelle, qui au Moyen-Orient jusqu’en Afrique est consacré à l’amour.

L’outillage est on ne peut plus simple : des coquillages ou des couvercles de boites pour les couleurs, un fourneau malgache, une coupe enn poterie et son couvercle en guise de four, un mortier néolithique, des aiguilles. Le tout entre dans la poterie. Il faut y ajouter une paire de ciseaux .

Et de toute cette magie poétique naît la perle dite pure et noble… la perle de Kiffa!

L’Agate

•27 avril 2011 • Laissez un commentaire

Les Perles d’agates de  Mauritanie

Les agates ont probablement suivi la route des cornalines depuis des millénaires, le nom « agate » pourrait provenir de celui d’une rivière de Sicile près de laquelle cette pierre était trouvée. Miner. variété de quartz calcédoine, divisé en zone concentriques de colorations diverses. Lorsqu’elle est verte l’agate prend le nom de  chrysoprase. Les gîtes d’agate proche de la rivière Narbana (aux Indes) sont exploités depuis 4000ans.

Tous les trésors du monde contiennent des agates. Il y a d’ailleurs quelques chose de fascinant dans cette pierre transparente et colorée

On trouve  sur les marchés de Mauritanie deux sortes d’agate egiga. Il y a d’abord des agates qui se présentent sous des formes différentes. rondes, carrées, en forme de tonnelets ou de pendeloques, dans toute une gamme de tons variant du gris au rose orangé, en passant par des jaunes pâles et des bruns chauds.

L’agate est une calcédoine rubanée à couches concentriques, parfois traversé d’opale. Les fins cristaux aciculaires de quartz sont orientés perpendiculairement aux surfaces de chaque strate. Les différentes  zones sont tantôt multicolores et tantôt monochromes. Les agates des gisements  d’Allemagne aujourd’hui épuisés avait des couleurs tendres à intenses allant du rose au brun en passant par le rouge séparées par des bandes interstitielles d’un gris lumineux. La transparence des agates varie du presque diaphane à l’opaque. En lames assez minces, la plupart des agates sont translucides.

Ces perles ocellées qui protègent

•22 avril 2011 • Laissez un commentaire

Dans de nombreuses sociétés, une croyance largement répandue veut que le contact par les yeux avec un être humain particulier, avec un dieu ou une force maléfique comme une maladie, peut causer soudainement un malheur aux gens et à leurs biens, ou que cela peut leur infliger des émotions pernicieuses. La croyance au mauvais œil remonte  peut-être au Paléolithique et  peut s’observer sous différentes manifestations tout au long de l’histoire.

L’idéologie derrière le mauvais œil est complexe. Différentes cultures interprètent ses effets de diverses façons. Le pouvoir de l’œil est généralement conçu comme malfaisant, quoique le regard de certains dieux, tel celui d’Horus, dans l’Égypte ancienne, soit considéré comme bénéfiques. Des yeux sont souvent représentés sur des amulettes ou peints sur des bâtiments ou des tombeaux pour neutraliser le mauvais œil. Dans certaines régions de l’inde et de l’Afrique, les cauris sont considérés comme des représentations de l’œil humain et on leur attache donc un grand pouvoir protecteur. L’œil protecteur peut aussi prendre la forme de perles. Dans de nombreuses cultures, des perles ocellées sont portées pour détourner le mauvais œil ou pour neutraliser ses effets.

La croyance dans le mauvais œil est peut-être liés aux plus anciennes activités rituelles de l’homme. Des documents archéologiques suggèrent fortement que les concepts liant les yeux à  une magie prospectrice ont été élaborés en Asie occidentale. Vers 3000 avant J.-C., « des déesses aux yeux », avec des seins proéminents et des colliers de perles sculptés ont été mises au jour sur le site de tell Brak, en Syrie orientale. Ces yeux maternels et protectrices signifient peut-être la principale source de sécurité et la communication entre le jeune enfant et la mère. Les seins représentent la provision du lait qui apaise la faim, et le collier de perle symbolise la force protectrice des perles ocellées qui protègent l’enfant quand les yeux de sa mère s’en écartent momentanément.

Perle de verre ocellées particulièrement magnifique fond de verre bleu

Les perles avec un œil en goutte simple sont les plus anciennes dans la plupart des régions. Elles apparaissent comme une goutte ou un anneau de verre incrusté dans la matrice de la perle dans l’Égypte du nouvel empire (XVIIIe et XIXe dynasties, 1567-1200 av. J.-C.). Ces incrustations n’adhèrent pas toujours bien à la matrice et beaucoup tombent. Les yeux stratifiés sont populaires parmi les Égyptiens, les Phéniciens et les Chinois au moins tout au long du 1er millénaire les yeux sont produits par une goutte de verre placée sur la matrice. Le verre est pressé tandis que la matrice est encore molle. Une autre goutte est ensuite placée sur la première. L »œil est donc construit grâce à cette technique par couches. La perle est ensuite égrisée, pour lui donner sa forme finale de cône avec le bord extérieur de chaque couche exposé afin de donner l’apparence d’une série d’anneaux.

Le regard du mauvais œil a toujours été considéré comme particulièrement dangereux pour les femmes enceintes et les enfants, probablement parce qu’il menace l’existence de l’humanité. L’histoire des perles ocellées nous rappellent une fois de plus quelles n’ont pas seulement une valeur d’ornement. Porté par les hommes pendant plus de cinq mille ans, cette catégorie particulière de perles, peut-être plus que n’importe quelle autre, traverse un large spectre de cultures différentes et un grand laps de temps. Il est intéressant de noter qu’en dépit de leur vaste diffusion, les perles en forme d’œil   ne semblent avoir que rarement été utilisées pour exprimer la richesse ou le statut social