Les perles de verre vénitiennes : Millefiori, ou perles en verre mosaïqué

•18 janvier 2011 • 2 commentaires

 

Les perles en verre mosaïqué des périodes hellénistique et romaine ( 300 avant. J-.C. – 400 après. J-.C sont réalisées selon une technique qui remonte aux premiers jours de la verrerie. Les documents archéologiques situent l’invention du verre mosaïqué en Asie Occidentale.

La mosaïque de verre réapparait en Égypte, à Alexandrie et en Syrie après le IV ème siècle

avant J.-C. Seulement et décline après le 1er siècle après J.-C. Cette techniques connaitra cependant une dernière renaissance à Venise, vers 1500. Les perles façonnées avec art en verre mosaïqué, appelées aussi Millefioremille fleurs»), sont le produit d’une grande maîtrise technique. La finesse du dessin est obtenue en plaçant en faisceau des bâtonnets de verre coloré de telle sorte qu’il apparaissent en section. Le verre ensuite réchauffé et étiré, et les bâtonnets se soudent entre eux. Le dessin est ainsi miniaturisé tout en restant inchangé en coupe.

Les Millefiores

L’on trouve encore beaucoup de pâtes de verre d’origine européenne sur les marchés d’Afrique. Il y en a de formes, de couleurs et de techniques les plus variées. Les regrouper est très difficile. Pourtant, l’on peut mettre à part les millefiori, très reconnaissables à leur mosaïque de petites fleurs, qu’elles soient sphériques, losangées, cylindriques ou en forme d’olive

Les millefiori présentées sont difficiles à dater leur fabrication à Venise pouvant aller du XV au XXe siècle. Mais il semblerait que leur exportation en Afrique se soit arrêtée avant la première Guerre Mondiale. Il n’est pas non plus impossible que certaines parmi ces perles, proviennent d’Amsterdam ou d’Allemagne qui au XVIIe siècle ont fait venir des verriers italiens.

Les verriers de Murano, qui ont dû fabriquer la majorité des millefiori, employaient les mêmes techniques.

Que nous raconterait ces perles millefiori, si l’on pouvait faire le tour du monde à leur recherche. Qu’elles sont voyagé avec les Portugais, qu’elles ont acheté des esclaves, de l’or, des épices. Qu’elles ont ont servi de monnaie jusqu’au début de ce siècle, quelles sont aujourd’hui retrouvées dans les familles, et échangées pour des perles plus modernes, ou coupées en plusieurs morceaux, si elles sont cylindriques, à l’aide d’une scie à métaux. Elles affirmeraient, enfin, qu’elles sont toujours à la mode sur les marchés d’Afrique

Bonne année 2011 avec ces perles  merveilleuses

M.F Delarozière /L.S.Dubin

Photos  : de Déba Gourillon

 

 

 

 

La Cornaline

•9 décembre 2010 • Un commentaire

La  perle de Cornaline

Tous  ceux ce qui se sont intéressés aux perles africaines s’accordent à affirmer  que le travail  des perles d’agate et de cornaline a été longtemps le monopole des Indes, de Cambaye plus particulièrement.

Qui dira l’histoire des cornalines, qui d’ailleurs se confond avec celles des agates ? La renommée des Indes pour ces pierres remonte à des millénaires.

La reine Pu-Abi, reine d’Ur  (2500 av. J.-C.) portait des colliers d’or, de  lapis-lazuli et de cornaline, et des parures de calcédoine et d’agate. Les femmes de Thourmosis III portaient des cornalines avec des perles d’or, de lapis-lazuli et des turquoises. L es cornalines de  Nouakchott ressemblent  étrangement aux cornalines  des colliers égyptiens du Moyen et Nouvel empire que l’on associait si joliment avec des petits cylindres de faïence bleue turquoise, et des amulettes. Que leurs formes soient rondes, cylindriques ou en losanges, les  cornalines venant des Indes ont paré les femmes de Suse.  Il y au musée du Caire des petites cornalines de  la période  archaïque trouvées à Hiérakonpolis avec un collier de coquillages.

A Mari au IIème millénaire avant J.C., les femmes portaient des cornalines et des pates de verres.

La découverte des ateliers néolithiques  de cornalines du Mali, une véritable industrie démontre  que cette pierre fine (semi-précieuse) n’a pas toujours été importée. Elle a été aussi exportée.

Ainsi les perles de cornalines déjà à la mode durant la préhistoire, n’ont pas cessé d’être appréciées… Et que de voyages…

Si les perles d’amazonite venues du Sahara ont paré les Egyptiens de la plus haute Antiquité, pourquoi  les cornalines ne seraient-elles pas entrées dans les trésors des nomades sahariens ?

Les relations entre l’Egypte  et la côte ouest africaine ont été prouvées depuis le début de l’histoire.

Les médecins célèbres se déplaçaient et surtout les médecins égyptiens qui étaient très demandés

Les médecins utilisaient –ils la cornaline réputée pour arrêter les saignements ?

Au cours des mille neuf cents dernières années, il y aurait un courant ininterrompu de perles d’agate et de cornaline de la région de Cambaye vers l’Egypte et la côte orientale  de l’Afrique.

Les Malgaches ont porté les mêmes cornalines retrouvées dans les fouilles de Vohemar. Les tumuli des bords du Niger renferment aussi des parures de cornalines, d’agate, souvenirs de faste de l’empire du Ghana au VIIIème siècle.

Et l’on monte toujours, à Bombay, des colliers de jaspe, d’agate, d’aventurine, de cornaline et de jade dont on retrouve les perles chez les antiquaires parisiens et sur les marchés de Nouakchott…

M.F. Delarozière

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L’AMBRE

•29 novembre 2010 • 4 commentaires

L’ambre

L’ambre et les perles, tout particulièrement, ont attiré l’attention des hommes par la beauté, la rareté et la durabilité de plusieurs substances naturelles ; et sont devenues les sujets de toute une culture de l’ornementation. L’ambre est la sève fossilisée d’arbres disparus qui poussaient dans des forêts tempérées et subtropicales au cours de la période éocène, il y a  quarante à soixante millions d’années.

A l’âge de bronze, dans la Baltique, le commerce de l’étain et de cuivre (utilisés pour la fabrication d’un alliage de bronze) se développe simultanément avec le commerce transcontinental de l’ambre. A partir de 1600 avant J.C. environ, l’ambre et l’étain sont des marchandises commercialisées vers le Sud, en échange d’armes de bronze et différents outils   manufacturés  provenant des cultures méditerranéennes  plus sophistiquées

On a considéré, pendant les derniers siècles, que la source de l’ambre était la résine d’un pin ou d’un conifère disparu.  Des études plus récentes ont cependant suggéré une espèce d’aganthis  la gomme du kauri à grandes feuilles de Nouvelle-Zélande est de l’aganthis (australis)  genre que l’on trouve dans beaucoup de régions chaudes du monde. Quarante millions d’années auparavant, l’âge attribué à la majeure partie de l’ambre de la Baltique, le climat de cette région était subtropical. Aujourd’hui, le climat en est tempéré et les forêts d’aganthis ont disparu depuis longtemps.   La résine d’ambre opaque se forme l’intérieur des arbres pour soigner fentes et craquelures. Il y a eu des discussions sur la relation entre le flot de résine et son opacité Il est difficile de déterminer la présence ou l’absence d’acide succinique pour différencier l’ambre véritable des objets qui ressemblent à l’ambre.

L’ambre de la Baltique, appelé aussi succinite, contient de 3/100 à 8/100 d’acide succinique. Un manque d’acide succinique indique, d’ordinaire, une origine autre que la période de formation baltique.

A part la Baltique,  succinite a été trouvée en petites quantités dans plusieurs autres lieux, dont l’Angleterre et la Thaïlande. Les ambres de Sicile (simetite) , de Roumanie (roumanite) et de Birmanie (burmite) différent de celui de la Baltique, car ils ont peu ou pas d’acide succinique . En plus, la roumanite et la burmite snt plus jeune que la siccinite et se sont formées pendant le miocène, il y a dix à vingt-cinq million d’années

Le copal, l’ambroïde et la bakélite sont des substances fréquemment confondues avec l’ambre. Le copal, résine naturelle, existe à l’état de demi – fossile « véritable copal ») et à l’état de résine prélevée directement sur les arbres vivants (« copal brut »). On croit que, jadis, le copal était employé pour faire des perles. Cependant, la plupart des perles dites en copal sont en fait d’ambre ou de plastique.