Les Coquilles d’œuf d’autruche

•6 octobre 2010 • Laissez un commentaire

Depuis les temps anciens, l’Afrique fabrique ses perles : on retrouve sur les sites paléolithiques des restes de parures constituées de différents matériaux comme par exemple : au Soudan et Haua fteah, en Libye : Des perles en coquille d’œuf d’autruche, vers 10 000 ans avant Jésus des perles de coquillages de porcelaine, (les cauris) vers 8000 ans avant Jésus . –  A Djenne au Mali, des perles en verre à ocelles ptolémaïques et romaines vers 300-200 après Jésus.

Depuis le 1er millénaire nous avons aussi quelques représentations, de bijoux sur des statuettes Nok du Nigeria en terre cuite.

Nous avons d’autres perles de verre venant de Mapunqubwé, Afrique du Sud, en 6oo-1200, Igbo-Ukwu Nigéria 800-1000. Une expansions en Afrique médiévale du commerce des perles islamique, vers 1200-1500…

La majorité des perles est en faïence, une matière  considérée comme le précurseur du verre véritable, quoique le verre ait déjà été employé en Égypte sur les perles de stéatites vitrifié de l’époque badarienne (5500-3800) avant Jésus.

L’Égypte semble avoir découvert le verre.

Le 1er verre, une matière exotique, a été réalisé pour l’usage des pharaons et de leur cours, même si les routiers riches en ont finalement obtenu. La proximité des ateliers de verre des palais de Thèbes, d’Amarna et de Chourak atteste le patronage royal accordé à sa fabrication.

Pendant le nouvel empire le verre remplace peu à peu les pierres précieuses et semi-précieuses  (pierres fines).

Sur le site de Vénusté d’Afrique : nous vous proposons de magnifiques colliers de créations artisanales avec des perles anciennes pour la plupart, sans oublier tout l’artisanat d’Afrique et d’ailleurs.

LE CAURIS LES COQUILLAGES

•27 septembre 2010 • 2 commentaires

Les Coquillages sont très appréciés en Afrique, depuis la préhistoire, pour en faire des parures bénéfiques. En effet depuis le début des temps, sont attachées aux coquillages des vertus essentielles; c’est un élément de fécondité. Les cauris d’Afrique occidentale : ce coquillage appartient au genre porcelaine Cyppraea, le terme cauris serait venu d’un mot de l’Inde du sud « Kâvari ».

Le nom rappelle les liens qui rattache Aphrodite, la Déesse de l’Amour.

Aujourd’hui encore le cauris est porté comme talisman de protection contre les influences maléfiques. Les cauris sont donc des coquillages magiques, porte-bonheur, talismans. Ils éloignent les mauvais esprits. Au moyen age les cauris étaient la monnaie d’échange, de bétail, de cuivre, de fer, d’esclaves, d’or. Un cauris valait 0,4 milligrammes  d
‘Or. Finalement le cauris était devenu l’unité monétaire de l’Afrique noire

Ce collier de Cauris est en vente sur le site

L’Histoire des Bagues

•14 septembre 2010 • 3 commentaires

LES BAGUES

Ronde, carrée, ovale, hexagonale ou sculpture engagé dans l’espace, la bague s’est prêtée de manière fascinante aux jeux de l’imagination sans frontières de ses créateurs depuis la plus haute antiquité. Les matières les plus diverses ont offert leurs concours au talent des artistes : organiques – feuilles et plumes ou encore os et ivoire -, métalliques – fer, aluminium, bronze, argent et or -, minéralespierres précieuses ou non.

Les techniques multiples des orfèvres lui ont offert mille et un visage : cire perdue, martelage, granulation ou application ; gravée de rinceaux ou de formules incantatoires et magiques, niellée ou sertie de pierre

Signe d’alliance – fiançailles et mariage en Éthiopie, ou chez les Touareg, bague sigillaire gravée au nom de son propriétaire parmi les peuples de l’islam, marque du pouvoir des hommes de haut rang au Soudan, elles le théâtre de la vie.

Les bagues traduisent l’âme d’un peuple, racontent ses choix esthétiques pour répondre aux angoisses existentielles face à un environnement souvent hostile, semé d’embuches…

Dans le monde habité de forces hostiles, les bijoux talismaniques offrent une protection. Les Bijoux appartiennent également à la joie de vivre, ils sont de toutes les fêtes, ils évoquent le prestige, la beauté, la tendresse, l’amour, la vie de chaque jour.

La plupart des bagues au Sahara sont en argent, «métal béni» Les Touareg du Mali ont conçu de très belles bagues, tisek, en argent gravé de motifs géométriques, parfois muni d’une cornaline, sobres et architecturées. Les artisans se seraient-ils inspirés de belles mosquées soudanaises?

L’agate, quartz microcristallisé, est une calcédoine comportant plusieurs variétés déterminées par leur coloration : la cornaline rouge foncé, la sardoine rouge orangé, l’onyx blanche et noire,

A l’origine, la cornaline était importait de Cambay, en Inde, ensuite elle fut d’Allemagne, Idar Oberstein, et du Nigeria . Les caravaniers empruntaient la route des pèlerins de la Mecque ou celle de la soie via Bagdad et le Caire, pour aboutir au littoral atlantique. Un tel périple se justifie par les vertus prophylactiques de la cornaline qui a le pouvoir de coaguler le sang, prévenir des fausses couches, guérir les maux de ventre de l’enfant, que la mère masse légèrement à l’aide d’une agate passée au doigt…